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Ainsi passa Noël, passa l’Épiphanie, passa la Saint-Vincent, fête des vignerons, que Gilbert prit l’idée de célébrer chez l’oncle Meulenot, à Saint-Romain.

— Viens avec moi ! dit-il à Caïn Goë, tu m’aideras à charger la feuillette !

C’était un jour de grand froid, avec des éclaircies glacées et des coups de soleil tranchants comme des coups de vouge. Ils tombèrent sur la ferme des Ruhautes sur le coup de dix heures, alors qu’on finissait d’y préparer la fête. La cousine Manon, manches retroussées sur ses beaux bras dodus, où la veine faisait, à la saignée, un renflement nacré, plumait volaille et tournait la pâte.

Quand elle vit entrer son cousin, on aurait cru qu’elle voulait rentrer sous terre. Elle fit mine de s’enfuir mais elle était comme paralysée, elle devint toute pâle, lâcha la jatte où les blancs d’œufs des meringues montaient sous le fouet, et resta là, les mains ouvertes, sans pouvoir dire un mot.

C’était la première fois qu’elle revoyait son cousin depuis le massacre du calvaire. Elle crut qu’il venait pour lui en demander raison devant ses parents.

— Te voilà bien muette, cousine ! Je ne te reconnais pas !

— C’est toi cousin ? dit-elle niaisement.

— Oui, je viens faire la Saint-Vincent ! Allons! embrassons-nous, Manon, et embrasse aussi ce grand dépendeur d’andouilles. C’est Caïn Goë !

Elle regarda le gaillard et sentit revenir son goût de plaire pour dominer. La peur qu’elle avait eue fondait comme le beurre qu’elle venait de mettre sur le feu. Du coin de l’œil elle surveillait le gaillard qui, lui, la regardait tout crûment, prêt à bondir sur elle, en passant sa jeune langue rose sur ses lèvres.

Sans la quitter des yeux, et en s’approchant lentement, Caïn murmura d’un air cruel :

— T’aurais dû me dire, Gilbert !… T’aurais dû me dire qu’il y avait une poulette à croquer ! Je me serais rasé !

Brusquement, il empoigna la Manon par l’aile et avançait le museau pour l’embrasser, mais elle lui retourna une gifle en éclatant,de rire alors qu’il clamait :

 — Voilà ! Tudieu oui, voilà ce que j’appelle une fille ! Et il se rua sur elle en poussant de grands cris de sauvage. Elle lui échappait, sautait par-dessus la maie, tentait de monter l’escalier, il empoigna le volant de la jupe, tira, et la fille lui retomba dans les bras en se pâmant, se laissant goulûment prendre un baiser sur le cou, un baiser qui fit un bruit de moulin. Elle regarda alors Gilbert, comme pour lui dire :

— Voilà comme il faut me prendre, moi ! Puis, sans transition :

— Alors, comme ça, à la Rouéchotte, ça va bien? Puis aussitôt :

— Caïn, allez donc me chercher un seau d’eau !

Gilbert racontait :

— Une saloperie de Parisienne est venue me beursiller mon calvaire !

— Une Parisienne ? Pas possible ?

— Une traînée qui me poursuivait depuis Paris…

— Depuis Paris ? Eh bien, dis donc, cousin, t’as pas perdu ton temps dans la capitale !

— Elle a profité que j’étais en train de travailler à la collégiale de Semur pour saccager mon Jésus, sa mère, saint Jean ! Ah si j’avais été là ! Je crois bien que je l’aurais tuée ! Enfin ? Tu comprends ça, toi, quand on en veut à un garçon de s’en prendre à son travail ?

Les parents, les amis revenaient de la messe, et ce fut le repas qui permit à Manon de laisser sans réponse la question de son cousin.

La Saint-Vincent aux Ruhautes ? Une franche frairie où bien des records d’endurance étaient battus : sept heures à table pour dîner, une petite sortie pour pencher l’eau sur le fumier, et l’on repartait pour le souper. En tout douze heures à table.

Dès la gougère, on avait envie de parler et d’entendre jaser les autres. Le maître Meulenot disait : «Jaser, c’est à moitié digéré ! » Il interrogeait l’un, l’autre, donnant à chacun l’occasion d’avoir de l’esprit. Il regardait son neveu Gilbert et le trouvait changé. Son séjour à Paris l’aurait déboudrillé ? pensait-il. Il lui demanda :

— Et ta Rouéchotte, Gilbert ! Est-ce qu’on lui voit encore la figure sous sa tignasse d’épines et sa barbe de ronces?

Et c’était Caïn Goë qui répondait, à demi tourné vers Manon :

— La Rouéchotte ? Maître Meulenot, si vous la voyiez, elle est pas reconnaissable ! Et on va nous en faire une sacrée rente, de votre Rouéchotte, marchez! Les Goë viennent de s’y mettre… Et il ajoutait, flambard :

— Et quand les Goë s’y mettent !…

— Vrai ? disait Meulenot, mais avec quel matériel ? Vous êtes équipés ?

— Du matériel ? Pas besoin avec les Goë ! Les moines, ils avaient peut-être des bulledosaires ? Hein ? Et pourtant, ils en ont fait, de la terre ! Les Goë, c’est pareil !

— Des drôles de moines ! lançait Manon, des moines qui embrassent les filles qu’ils voient pour la première fois !

Caïn se gonflait un petit coup en regardant la fille comme s’il voulait la dévorer toute crue, puis il buvait une gorgée de gamay et reprenait, sur un ton d’homme d’affaires :

— Non, voyez-vous, maître Meulenot, ce qu’il me faudrait, ce serait une femme d’attaque, une qu’aurait la Rouéchotte dans la peau, supposition, et du sang ! Et alors, on verrait ce qu’on verrait ? maître Meulenot !

En disant cela, il riboulait des yeux terribles en direction de Manon qui faisait mine de ne pas entendre.

A la pauchouse, avec un meursault, il s’enhardissait :

— Une femme solide, maître Meulenot, et avec moi, la Rouéchotte devient une ferme modèle : moutons au-dessus, châtrons dans les pâtures, et la petite vigne sous les roches ! Tout ça réglé comme du papier à musique, avec stabulation libre et tout… Une femme comme il n’y en a plus guère, d’accord, mais y’en aurait plus qu’une qu’il me la faut !

Au civet de lièvre, avec un santenay qui se tenait bien, c’était :

— Maître Meulenot, je peux vous le dire à vous : j’ai des vues. Oui, j’ai des vues !

— Vrai mon garçon ? Vous avez des vues ?

— Et des sacrés vues ! Et celle que je pense serait bien tout à fait ce qu’y faut pour la Rouéchotte ?

A la dinde rôtie, avec un échézeau de 1947 :

— Maître Meulenot, vous êtes un homme à qui on peut causer. Eh bien moi je vous le dis : La Rouéchotte est un sacré bon Dieu de domaine. Si on met dedans un gars décidé et une fille à la hauteur…

— Y en a-t-il encore, garçon, des filles à la hauteur ?

— Plus guère, d’accord, mais il y en a !

— Voire !…

— Allons, allons maître Meulenot ! Faites pas l’innocent ! Vous en connaissez au moins une !… Et moi aussi j’en connais une !

Après les fromages, c’était :

— Me dites pas que vous n’en connaissez pas ! Vous en connaissez au moins une ! Et moi aussi j’en connais une ! et si ça se trouve, c’est peut-être la même !

Pendant ce temps-là, Gilbert racontait comment il avait trouvé ses statues brisées, sur les dalles, et comment il avait entrepris de rabouter les morceaux, et de refaire le christ, encore plus beau qu’avant !

— Et quand il sera restauré, en place sur le reposoir des Griottes, vous verrez ! Et il partait dans ses rêves.

A minuit, il eût fallu reprendre la petite route tordue et rentrer à la Rouéchotte, mais les deux garçons se montrèrent très prudents. On leur fit un lit dans ta cuverie, la maison étant pleine, et ils ne partirent que le lendemain, après le dîner de midi où il fallut manger tes restes et le bouilli, et puis enfin, il fallut charger la feuillette dans la camionnette. Manon étant là, les mains sur les hanches, Caïn Goë écarta tout le monde :

— Pour charger une feuillette ? Un seul homme ! A deux on se gêne, à trois on se tue ! Laissez-moi ça !

Il roula la futaille jusqu’à la voiture et posa ses grosses pattes sur les rebords. On faisait le geste de venir l’aider :

— Laissez-moi ça, que je vous dis !

Il se gonfla comme pigeon devant pigeonne, puis on vit la feuillette basculer en bout, prendre appui sur le plateau de la Citroën, et, lentement, se soulever puis culbuter doucement dans la voiture qui accusa le coup. Ce fut tout. Il frotta ses mains l’une contre l’autre, donna un petit coup à son genou de pantalon, et en route.

Manon faisait celle qui n’a rien vu. Après avoir allumé l’incendie, elle feignait de ne même pas sentir la fumée. A peine fit-elle un geste du bout des doigts, en essuyant une assiette.

Ils n’avaient pas atteint le dessus des murgers que, n’y tenant plus, Caïn débonda :

— Quelle fille, bons dieux, quelle fille ! Pour sûr qu’en voilà une qui a la mandorle ardente, comme dirait la Gazette. Il me la faut, cré mille loups-garous !… Sans avoir essayé je te jure qu’elle me va !

— Tu ne vas tout de même pas pêcher dans ces eaux-là !

.— Que je vais m’en priver, tiens ! T’as pas vu comme je lui gonfle le cou, rien qu’à lui causer ? T’as pas vu comme ça rebique dans son corsage seulement quand je la regarde…

— Oh! tu sais, ça rebique facile, chez elle !

— … Et sa sueur ? T’as senti sa sueur ?

— Pardi, comme tout le monde !

— Non. Sa sueur sentait la sueur avant que j’arrive et que je la touche ! Sûr !

— Oh boh !

— Mais à partir du moment où je l’ai touchée, ça a changé !

Être poète, c’est trouver parfumée la sueur de la femme qu’on aime. Caïn était donc poète ? Qui l’eût cru à le voir si lourd, si endormi ?

— Conte ton conte, l’artiste ! Je suis fait pour elle et elle le sait bien dans son tréfonds !

Gilbert regarda son Caïn : Il était très beau.

 

Ils arrivèrent à la Rouéchotte vers les quatre heures du « tantôt », comme on dit chez nous. Alors qu’ils prenaient la petite route de Combe-Ravine, ils durent se ranger pour laisser passer une ambulance qui fila sur Dijon.

— Une ambulance ? Qui donc se serait encore cassé le cou ?

— Personne. Elle était vide ! dit Caïn.

— Vide ?… Alors… Si c’était… ?

Ils montent la combe aussi vite que le Pierre Chambellan dans la course de côte d’Urcy. La camionnette avec ses deux gars et sa feuillette entre en trombe dans la cour. Gilbert saute à terre avant même de serrer le frein : il voit Adam et Abel sortir en hâte de la chambre à four, puis le père Goë, puis la Gazette, et, derrière eux, la porte se ferme et l’on entend le verrou qui glisse en grinçant, et c’est fini.

— Alors?

— Alors quoi ?

— Cette ambulance ? C’était pour qui ?

Les quatre hommes se regardent. Ils sont tout penauds.

— Ève ? crie Gilbert.

— Oui, font les autres en hochant la tête.

— Où est-elle… Mais dites-moi donc ?

— Elle est revenue, Gilbert. Le docteur a dit qu’elle pouvait rentrer…

— Mais montrez-la-moi donc ! Ils se regardent, d’un air gêné :

— C’est que…

— C’est que quoi ?

— Euh…

— Mais parlez !

C’est la Gazette qui s’approche :

— On l’a mise dans la chambre à four.

— Vous êtes fous ! C’est dans la belle chambre qu’il fallait !

— Elle a refusé. Elle dit qu’elle est mieux cachée là…

— Cachée ? Ça par exemple ! Cachée pour qui ?

— Pour toi, Gilbert.

— Pour moi ?

Il se précipite vers la porte cloutée, il tambourine.

— C’est moi, Eve, c’est moi ! Gilbert ! Ouvre-moi vite !

Rien.

— C’est moi, Ève ! Ouvre à ton Gilbert !

Rien. Le circaète piaule, très haut dans le ciel.

— Ouvre-moi !… Je veux te voir, Eve.

Une petite voix qui a bien de la peine à passer par le trou de la serrure :

— Il n’y a plus rien à voir, Gilbert ! Plus rien !

— Arrête-toi de parler comme ça, Eve. Sinon je…

— Je suis laide et bossue, Gilbert, molle comme une loche.

— Ce sera vite revenu…

— Non, jamais je ne pourrai me mettre sur mes jambes… Si tu voyais, Gilbert : ces deux cuisses soudées, ces jambes mortes.

— Mais voir tes yeux, Ève ! Tes yeux ! Tes lèvres, pour les caresser…

— Tais-toi, tu n’as pas le droit !

— Je suis pourtant ton fiancé…

Un long silence, terrible comme un hiver. Il répéta :

— Je suis bien ton fiancé, Ève !

Encore un silence, puis une petite voix, un souffle :

— Je te rends ta parole, Gilbert.

— Mais moi je ne la reprends pas, et je ne te rends pas la tienne !

— Je suis une boscotte, Gilbert.

— Tu m’as promis, Ève !

— Je suis une morte qui n’a plus rien à donner.

— Je ne te tiens pas quitte !

— Je ne suis plus rien.

— Tu es toujours ma fiancée…

Elle ne répondit pas, car elle s’était mise à pleurer. Il resta ainsi appuyé au bois de la porte, comme s’il avait voulu l’enfoncer, de ses grandes mains de sculpteur.

— Te voilà déjà installée à la Rouéchotte, qui est maintenant ta maison…

— Tais-toi ! gémit-elle faiblement.

— Non je ne me tairai pas. Tu es déjà la maîtresse de cette maison ! On va te soigner et te requinquer ! C’est l’affaire de rien de temps !

Il était resté là longtemps, répétant :

— Ouvre-moi, Ève ! S’il y en a un ici à qui tu peux te montrer, c’est moi !… Eve, ouvre-moi !

Le soir était tombé sans qu’elle lut eût répondu. Il l’entendait pleurer sans bouger, immobile. Furieux, il s’en était pris à la Gazette qui dépiautait une hermine, sous le hangar :

— Gazette, toi qui l’as voie, comment est-elle ?

— Elle n’a plus figure de femme, Gilbert ! Elle est étendue sans un souffle…

— Tâche de la décider à me voir !

La Gazette était resté un instant bouche close.

— Si tu m’écoutais…, avait-il dit en coupant net les pattes de l’hermine.

— Quoi, si je t’écoutais ?

— Eh bien tu ne penserais plus à elle ! Elle ne peut plus te faire d’enfants…

Il ajouta, d’une voix sourde :

— Elle ne peut même plus te recevoir !

— Alors ?

— Alors moi, à ta place, je comprendrais que le jour où le rocher s’est détaché et qu’il l’a entraînée à la vallée, c’était le signe…

— Quel signe ! Le signe de quoi ?

— Que la femme n’est pas pour toi !

— Qu’est-ce que tu chantes !

— Que tu es marqué, voué au célibat, pour accomplir ton destin…

—- … Parce qu’aucune fille n’a voulu d’un beurdin comme toi tu voudrais que les autres s’en passent ? Hein ?

— Tu es marqué, Gilbert, tu te dois à ta vocation sous la conduite de ton vieux maître qui t’apprendra tout ! Tu es aux portes de la Connaissance, Gilbert ! Une vie prodigieuse se présente à toi, loin des halètements de l’engeance…

Le vieux continuait sur ce ton, mais Gilbert ne l’écoutait plus, il partait en jurant tous les dieux de l’Olympe, et en donnant de grands coups de pied dans les mottes de terre.

Le lendemain, au petit matin, il était devant la porte de la chambre à four et se talait les poings sur le vantail :

— Ève ouvre-moi, je viens t’allumer le feu… Te porter pitance !… Ève !… Enfin Ève entends-moi !

— Je suis laide, je suis moins que laide, je ne suis rien !

— Mais plutôt que de te cacher, viens donc seulement à la fenêtre ! Un seul être est capable de te dire si tu es laide : c’est moi ! Montre-toi, et je te dirai !

— Tu es le seul à qui. je ne me montrerai pas, Gilbert !

 

Le jour même, On les convoquait à Dijon pour travailler à la réfection du chœur de Saint-Bénigne où l’une des verrières se désagrégeait. Une partie d’un meneau était tombée, de vingt mètres de haut, aux pieds de l’archiprêtre de la cathédrale. Une révision des trois fenêtres hautes s’imposait, ainsi que celle du chœur de ce sanctuaire abbatial que Joseph Samson avait appelé « la cathédrale enchantée ».

Enchantée, c’était le mot, car ils y arrivèrent un dimanche pour la grand-messe, alors que la maîtrise chantait. Gilbert disait ne rien entendre à la musique. En réalité c’est parce qu’il n’avait jamais entendu de musique. Là, il comprit tout de suite. Et cela s’était présenté d’une façon peu ordinaire : l’échafaudage étant en place, ils étaient montés pour avoir une idée du travail. En fait, ce n’était qu’une affaire pour tailleur de pierre et ils s’apprêtaient à descendre, prêts à refuser l’entreprise, lorsque, le bourdon ayant sonné la messe de dix heures, les grandes orgues entamèrent l’entrée.

Gilbert resta comme pétrifié, accroché à l’échafaudage, caché par la bâche, le souffle coupé.

Sans doute, ces grandes orgues et leur tribune, rajoutées au dix-huitième siècle dans le style baroque, sont-elles un sacrilège dans cette église dure et nue, comme pauvre, qui se contenterait, pour tout ornement, de la couleur rose de la pierre des Perrières, mais Germain et Gilbert reçurent de plein fouet le grand souffle de l’orgue, après quoi montèrent jusqu’à eux les voix d’enfants de la maîtrise et s’il ne se fût tenu à la main courante de l’échafaud, Gilbert de la Rouéchotte se fût écrasé sur les dalles du chœur, plus de quinze mètres plus bas, tant le choc fut terrible.

Ils restèrent là, immobiles pendant tout l’office, haletants, pris aux tripes par une espèce de crampe, prisonniers de cette voûte où tous les bruits de la nef se ressemblaient, par la vertu de cette pierre tendue comme ressort.

Après l’extase, ils descendirent à la crypte que la Gazette n’eût pas manqué d’appeler « la chambre dolmenique » et où toutes les harmonies entendues dans l’église haute semblaient s’être concentrées. Gilbert les perçut, mêlées à d’autres qui montaient du sol, prodigieusement. Il pensa : « Voilà probablement ce que la Gazette appelle les portes de la Connaissance ! J’y suis ! », et il lui sembla que ses pieds ne touchaient plus le sol.

On leur demanda aussi de participer à la réfection de l’église Notre-Dame. Là, c’était la restauration de la lanterne du transept et l’étude de la reconstitution de toute l’imagerie du tympan, anéantie en mil sept cent quatre-vingt-treize. Restitution sans cesse remise question mais jamais réalisée.

Ainsi devaient-ils œuvrer longtemps dans Dijon cette perspective les remplit de joie.